Quand on signe un bail professionnel, sait-on vraiment quels travaux incombent au locataire ? La distinction entre les obligations du preneur et celles du bailleur est souvent source de malentendus. Pourtant, cette répartition est encadrée par le contrat et par certaines dispositions du Code civil, avec des marges de négociation. Découvrez dans cet article tout ce que vous devez savoir sur la répartition des charges dans le cadre d’un bail professionnel.
Que dit la loi sur les travaux dans un bail professionnel ?
Dans un bail professionnel, la loi laisse une grande liberté aux parties pour fixer la répartition des charges. Contrairement au bail commercial, il n’existe pas de liste légale précise. Les obligations du locataire dépendent donc surtout des clauses prévues dans le contrat. Le bailleur conserve généralement la charge des grosses réparations comme réaliser un plafond autoportant de 5 m, tandis que le preneur prend en charge l’entretien courant.
Quels travaux sont généralement à la charge du locataire ?
Dans la plupart des locations professionnelles, le locataire doit assurer l’entretien et les petites réparations pour maintenir les locaux en bon état. Cela inclut souvent :
- les réparations et entretien des revêtements de sols et murs ;
- le remplacement des petites pièces défectueuses (interrupteurs, poignées, joints) ;
- l’entretien et nettoyage régulier des locaux.
En plus de ces travaux qui sont souvent à la charge du locataire, ce dernier peut également prendre en charge la vérification et la maintenance des installations électriques ou de plomberie de faible ampleur. Si vous souhaitez réaliser des aménagements nouveaux comme couler une dalle en béton sur le sable, vous devez prendre en charge les coûts de ces travaux. De plus, le locataire doit remettre le local dans l’état dans lequel ce dernier se trouvait lors de la signature du contrat de bail. De ce fait, les travaux de remise en état en fin de bail sont alors à la charge du locataire si nécessaire.
Comment éviter les litiges entre bailleur et locataire ?
Pour éviter toute ambiguïté, il est essentiel de préciser dans le contrat de bail professionnel la nature exacte des travaux à la charge de chaque partie. Un état des lieux d’entrée détaillé, signé par le bailleur et le preneur, permet aussi de limiter les contestations au moment du départ.
Quelles sont les différences entre un bail commercial et un bail professionnel ?
La différence entre ces deux dispositions réside dans la législation qui les encadre. En effet, le bail commercial est plus encadré : la loi Pinel interdit de mettre certaines réparations de grandes envergures à la charge du locataire. Dans un bail professionnel, ces limitations ne s’appliquent pas, ce qui donne plus de liberté. Toutefois, le locataire et aussi bien le propriétaire doivent faire preuve de plus de vigilance à avoir lors de la signature.
Quel est le rôle de l’indice dans l’évolution du loyer ?
Même si le sujet des travaux est central, le bail professionnel peut aussi inclure une clause de révision du loyer indexée sur l’indice des loyers des activités tertiaires. Cela n’impacte pas directement les réparations, mais peut influencer la charge globale pour le locataire.
Articles similaires
- Nuisances sonores liées aux travaux : ce que change la nouvelle loi
- Défaut erreur 104 sur une chaudière Chaffoteaux : que faire ?
- Combien coûte le remplacement d’une chaudière au fuel par une chaudière aux granulés ?
- Qu’est-ce qu’un radiateur basse température ?
- Tapage nocturne : qui appeler pour faire cesser le bruit ?

Expert en habitat écologique, Théo propose des solutions innovantes pour construire et rénover durablement.