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Histoire environnementale

Née au tournant des années soixante et soixante-dix aux États-Unis, l’histoire environnementale affirme sa nouveauté en traitant socialement de l’environnement. Désignant jusqu’ici un ensemble de caractéristiques physiques formant le cadre matériel des sociétés, l’environnement devient un objet historique où s’imbriquent l’analyse du changement social et celle de l’évolution des milieux physiques. Si l’émergence de la discipline tient en premier lieu aux mouvements écologistes des années soixante-dix, celle-ci dépasse rapidement la seule approche des « crises » environnementales pour se focaliser sur les rapports sociaux entre l’homme et la nature, dans leurs dimensions matérielles, institutionnelles et symboliques.
    En Europe et peut-être davantage encore en France, l’histoire environnementale s’imposera plus tardivement comme champ légitime des études historiques. Si les historiens traitaient déjà de l’environnement - les travaux de l’école des Annales avec Emmanuel Le Roy Ladurie ou Georges Bertrand sont pionniers en la matière -, ils ne considéraient pas pour autant l'étude des éléments non-humains qui le composent comme une possible « spécialité ». Il faut attendre la fin des années quatre-vingt-dix pour voir les historiens français accepter l’environnement comme un objet historique en tant que tel. Depuis, tout en élargissant le champ des objets analysés, ils réfléchissent au mode d’étude de l’objet. En effet, au-delà des sources « classiques » (lois, rapports, programmes, correspondances officielles et personnelles, etc.), la discipline nécessite à la fois la mobilisation de matériaux toujours plus variés (échantillons polliniques, photographies, récits de voyage, etc.) et l’appropriation de méthodes a priori étrangères à l’histoire (entretiens oraux, appréhension in situ des lieux et du paysage, analyse spatiale, etc.). Ainsi, aujourd’hui, le renouvellement des méthodes et des savoirs permet aux historiens d’étudier la « seconde nature » de l’environnement, élément non-humain constamment inventé, pensé, négocié et reconstruit par les hommes qui l’occupent et le façonnent.
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