Portail des Humanités Environnementales

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1
Histoire environnementale
2
Philosophie et éthique environnementales
3
Sociologie de l'environnement
4
Écologie politique
5
Écocritique
6
Anthropologie de l'environnement
7
Théorie politique environnementale
8
Esthétiques environnementales

Esthétiques environnementales

Née au tournant des années quatre-vingt-dix dans le monde anglo-saxon et réunissant depuis des philosophes, des géographes, des cognitivistes, des artistes ou des paysagistes, l’esthétique environnementale interroge l’expérience esthétique de la nature et des environnements quotidiens. Envisageant l’environnement comme le résultat de systèmes et de gestes sociaux-techniques organisés pour produire des formes, les praticiens de ce champ des humanités environnementales cherchent à expliciter la saisie esthétique de l’environnement par l’homme, c'est-à-dire les connexions sensibles que celui-ci établit avec le monde non-humain, les jugements de goût qu’il formule à son propos et, finalement, la façon dont il inscrit l’environnement à l’intérieur de lui-même.
    Trois terrains d’étude caractérisent cette approche de l’environnement. La façon dont l’esthétique contribue à la production de l’espace public en est un premier. En étudiant l’influence de la qualité esthétique du milieu de vie sur le bien-être humain et les relations entre un bel environnement et un environnement sain, c'est-à-dire entre l’esthétique et l’écologie, les chercheurs s’intéressent à la dimension sensible du vivre ensemble et, plus particulièrement, à la place de l’émotion dans l’espace public, produit des politiques qui le règlent et des identités individuelles qui s’y déroulent. L’action créative écologique constitue le deuxième champ de l’esthétique environnementale. Centrée sur l’art engagé dans l’écologie à dimension politique et scientifique, la réflexion porte sur l’action artistique, de l’œuvre d’art en milieu ouvert à la « restauration écologique ». Il s’agit d’interroger la façon dont l’art transforme les apparences, les perceptions et les usages locaux de l’environnement. Les mobilisations environnementales constituent le troisième terrain d’étude. Ici, l’esthétique est appréhendée en tant que vecteur de mobilisation du goût et d’expression de la conscience de soi. Cette approche permet d’éclairer aussi bien la teneur affective des actions individuelles que la réaction publique destinée à les encadrer ou les réprimer. Le brouillage des catégories que doit susciter cette place donnée à l’imaginaire permet de s’éloigner d’une pensée anthropocentrique et, alors, d’approcher la nature humaine dans la nature non-humaine.
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