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Écologie politique

La political ecology désigne un courant d'études né aux États-Unis dans les années soixante-dix et surtout quatre-vingt, à partir des travaux de Piers Blaikie et de Michael Watts. S'appuyant sur des travaux académiques et des formes de mobilisation citoyenne, l’écologie politique peut être considérée comme l'engagement de la géographie dans les humanités environnementales, mais une forme de géographie radicale (dans la veine d'Élisée Reclus et de David Harvey) qui, même si elle s’appuie sur des travaux français issus de l'anthropologie marxiste (Claude Meillassoux, Emmanuel Terray), tarde à avoir son équivalent en France. En effet, tandis que la géographie française s'attache plutôt à l'étude des terroirs, des territoires et des paysages, l’écologie politique se constitue dans le monde anglo-saxon sur l’étude des droits d'accès aux ressources et des conflits qui y sont liés. Il faut attendre les années quatre-vingt-dix pour voir le champ de l’écologie politique française se structurer autour d’une interaction entre chercheurs, associations naturalistes et certaines branches de la gauche radicale.
    Aujourd’hui, la multiplicité des objets analysés et des démarches adoptées fait de l’écologie politique un champ d’étude aussi riche que complexe. Fondée sur une interdisciplinarité permanente, l’écologie politique considère que les phénomènes environnementaux sont des objets socialement construits devenus problématiques uniquement au regard des recherches scientifiques et des circonstances politiques, sociales et économiques qui réforment et transforment les représentations établies de l’environnement. Comme la plupart des sous-champs des humanités environnementales, l’écologie politique étudie alors les institutions, les discours et les sciences qui régentent, normalisent et expliquent des phénomènes traditionnels tels que la déforestation et la désertification et ceux, plus récents, du changement climatique et de la perte de la biodiversité. L’écologie politique a toutefois ceci de singulier qu’elle analyse de façon conjointe les dimensions conflictuelles des savoirs, des représentations et des facteurs biophysiques.
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