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Quatrième journée de l’atelier Habiter la transition. « Des pratiques existantes aux politiques de transition : circulations et ambiguïtés » 1 juillet 2017

Mercredi 13 septembre 2017
9h30-16h30
Institut des Sciences de la Communication du CNRS (ISCC)
20 rue Berbier-du-Mets
75013 Paris
Métro Les gobelins (ligne 7)

Entrée libre (sans inscription)

Quatrième journée de l’atelier Habiter la transition. « Des pratiques existantes aux politiques de transition : circulations et ambiguïtés »
Les souhaits et efforts en faveur d’une transition (écologique) ont aussi dans leur noyau structurant une dimension temporelle qui est celle du futur. C’est, pour une part importante, cette dimension qui leur donne sens, puisque l’horizon proposé ne peut être que celui d’une amélioration à venir. Le chemin esquissé est celui d’un apprentissage collectif qui doit trouver ses conditions de facilitation. Plus ou moins explicitement, les interventions envisagées et mises en œuvre visent conjointement à transformer des configurations sociotechniques pour en éliminer les effets problématiques et essayer d’assurer des effets bénéfiques.

Cette séance vise à démêler l’intrication de ces différentes dimensions. Certaines initiatives dans la période récente sont emblématiques de cette intrication, comme celles dérivant de l’esprit des fab labs, tiers-lieux, etc., presque constitué en modèle alternatif. A l’échelle de la ville, des projets sur ce modèle offrent la promesse de pouvoir assurer certains besoins basiques grâce à de petites unités de fabrication, sous forme d’ateliers implantés dans les quartiers et mettant des machines relativement avancées à disposition des communautés. La « fab city » serait une ville où les citoyens pourraient aussi devenir fabricants et ressaisir leurs propres besoins, en se réappropriant des technologies de manière collaborative et en contribuant à une maîtrise des flux physiques et énergétiques qui conditionnent les situations écologiques.

Ce qui apparaît intéressant dans ces projets et dans d’autres, c’est la manière dont ils inscrivent leur action et leurs « aspirations transformatrices » dans des perspectives et des futurs qui leur donnent sens. La transition écologique semble intégrée comme un référent majeur de ces initiatives. Mais les démarches prospectives mises en jeu semblent relever d’une quête extensive de prises pour rendre les futurs discutables. Ces initiatives s’organisent en effet, comme s’il s’agissait de trouver à travers la complexité des ensembles socio-techniques, des prises permettant d’avancer vers un futur marqué par l’incertitude. L’enjeu pour les acteurs paraît être alors d’ouvrir une pluralité d’échelles d’action et de futurs possibles, ne se résumant pas à l’entrée dans un temps nouveau qualifié maintenant couramment d’« anthropocène » ou à celui d’un effondrement généralisé. Nous souhaitons donc dans cette séance discuter la dimension transitionnelle de ces arrangements sociotechniques, en interrogeant les manières dont est construite leur « habitabilité » à travers les images du futur, les dynamiques intellectuelles, les pratiques associées, etc.

Matinée (9h30 – 12h30) :

Sébastien Treyer : « Démarches de prospective dans les processus de transition »
Bernard Hubert : « La transition sous l’angle des dynamiques d’apprentissage »

Après-midi (14h – 17h) :
Yannick Rumpala : « “Makerspaces” ou fab city et futurs de la transition »
Francis Chateauraynaud : « Scénarisation des possibles et constructions des futurs »