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Matinée d'études : Les nouvelles données sérielles dans les études environnementales 11 mai 2017

Jeudi 11 mai 2017 de 9h à 13h
Petit Amphithéâtre de la Maison des Océans, 195 Rue Saint-Jacques, Paris 5e
Matinée d'études dans le cadre du séminaire « Histoire, sources et récits historiques dans les études environnementales ».

Matinée d'études : Les nouvelles données sérielles dans les études environnementales
- Laurence Lestel (METIS UPMC), Données sérielles et trajectoires environnementales
- Emmanuel Garnier (Laboratoire Chrono-Environnement CNRS-UFC), Archives historiques et reconstruction des extrêmes et des fluctuations climatiques (XVIe-XXe siècles)
- Thomas Le Roux (CRH EHESS-CNRS-PSL), Appréhender l’économie française en grandeurs physiques depuis 1827

Discussion générale introduite par Fabien Locher (CRH EHESS-CNRS-PSL) et Valérie Masson-Delmotte (CEA (IPSL/LSCE) et GIEC).

Cette matinée d'études sera l'occasion d'interroger ce que les nouvelles données environnementales font à l’histoire et vice-versa. Des masses de données à caractère historisant submergent les études environnementales : produites par les sciences du système terre, ces mégadonnées, souvent planétaires, donnent à voir des évolutions de longue durée. Elles interpellent les sciences humaines et sociales à la fois dans leurs méthodes de constitution et dans leurs usages.
Est-il possible de constituer en corpus historiques pertinents pour les recherches en sciences humaines ces données produites à des fins autres que l’analyse historique ?
Comment des coopérations entre chercheurs des sciences humaines et chercheurs des sciences du système terre peuvent-elles aboutir à la constitution de corpus pertinents ?
Dans les années 1980, la critique de l’usage des sources sérielles en histoire sociale avait notamment posé la question des catégories et de leur anachronisme, mais aussi celle d’une unité supposée des phénomènes sociaux observés. Dans quelle mesure les agrégations et modélisations, sur lesquelles ces corpus reposent, sont-elles solidaires d’une certaine unité environnementale supposée ?
Ces corpus peuvent-ils renouveler l’écriture historique et de quelles manières ? Qu'offrent en particulier les approches de longue durée qui les fondent? Dans quelle mesure viennent-ils en appui à des récits englobants ou permettent-ils au contraire de les complexifier ? À quelles conditions peuvent-ils éclairer la complexité des temporalités environnementales ?

Un pot sera servi durant la matinée.


Organisation: Marc Elie (CERCEC EHESS-CNRS-PSL) et Alice Ingold (CRH EHESS-CNRS-PSL).
Soutien: Paris Sciences & Lettres, Centre de Recherches Historiques