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Gouverner le vivant 23 mai 2014

L’IPBES Gouvernance internationale de la biodiversité: Autour du livre "The Politics of Knowledge and Global Biodiversity", Alice Vadrot (ICCR Foundation/ University of Vienna)

Gouverner le vivant
Séance 10 : vendredi 23 mai 10h30-12h30, MNHN, grand amphi d'entomologie, 45 Rue Buffon, 75005 Paris

Discutant : Florian Charvolin (CNRS, Centre Max Weber)

Malgré une reconnaissance croissante des enjeux liés à la préservation de la biodiversité, les efforts en ce domaine ont pour l'instant échoué. Parmi les arguments évoqués pour justifier cet échec, outre l'absence de "prise de conscience" des décideurs politiques, est souvent citée la faiblesse de l'interface science-politique. En prenant le GIEC comme modèle, de nombreux acteurs, et en particulier des scientifiques, se sont exprimés au début des années 2000 en faveur d'une nouvelle institution qui pourrait pallier cette lacune de la gouvernance internationale. Après plusieurs années de maturation et de structuration, la plateforme internationale pour la biodiversité et les services écosystémiques (IpBES) a été officiellement créée en 2012, dotée d'un siège, d'un secrétariat, et des premières instances de fonctionnement (bureau, panel d'experts multi-disciplinaires) en 2013.

La création de l'IpBES arrive au moment où une longue liste de travaux sur les interfaces science-politique est déjà disponible. Ces travaux ont mis en question le modèle technocratique de la décision, ont insisté sur la participation de l'ensemble des parties prenantes aux processus politiques et ont promu l'articulation de différentes formes de connaissances. Autant de travaux dont on peut analyser l'influence sur le design institutionnel de l'IpBES.

Que nous apprennent les débats autour de la création de l'IpBES ? Sa structure et ses missions correspondent-elles aux attentes des différents acteurs, scientifiques, politiques, représentants de la société civile ? Comment l'IpBES est-elle susceptible de reconfigurer les interactions entre scientifiques et décideurs, et plus largement entre connaissance et action en faveur de la biodiversité ? In fine, sur quels critères pourra-t-on juger de son efficacité ?

La présentation sera en anglais, la discussion en français.
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